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l’humeur (massacrante) du jour

mercredi 20 février 2008, par machin

on arrête de rire, on se prépare à gerber

D’abord, on a commencé à rigoler, c’était trop beau pour être vrai : le fils Sarkozy se proclamait dissident et coulait celui qu’il défendrait à mort.

Puis on apprenait que, non seulement l’attaque était téléguidée (au passage, merci messieurs les journalistes de ne pas avoir fait votre boulot, et nous avoir dévoilé qui était le commanditaire du sondage), mais en plus, c’était un missile nucléaire, et non une arme de poing.

Et le petit Jean, soudainement grand donneur de leçons de Neuilly-isme, passe dans la rubrique “Confidentiels” et laisse ses dents rayer le parquet entre-apercevoir ses talents de négociateur.

C’était le dernier moment pour le faire : frère Jean a déposé sa candidature à l’heure limite, au moment où le nouveau dissident de l’UMP retirait la sienne, lui laissant la place libre pour une investiture UMP … qui ne saurait tarder … 
blousé une fois, ça va, deux fois … dissident une fois, ça va, deux fois …

Le même jour, Mme la directrice de cabinet de Sarkozy déclarait que "la lutte contre les sectes a longtemps permis de dissimuler les vrais sujets. Mais, en France, les sectes sont un non-problème". Ca ne vous dit rien ? Pourtant, on en parlait il y a moins d’un mois. Oui, bon, enfin, je dis ça, mais je n’ai rien dit, puisque Mme Mignon a démenti ces propos, puisqu’elle avait été interrogée de manière informelle sur les positions du président de la République dans ce domaine.

Interview informelle, interview inexistante. Forcément.

les élus et les moutons

La présidence Sarkozy, monarchie élective ? Certainement pas, ou du moins la preuve n’en a pas encore été apportée.
Pouvoir personnel ? La constitution le veut, la fonction le veut, et aucun de ses trois prédécesseurs ne s’est gêné en la matière. Critique facile, qui change de camp quinquennat après septennat, selon qui cela arrange.

Qui gueule ? quelques édiles, que cela sert, qui ne savent pour la plupart proposer de solution alternative, de critique constructive. Et le bas peuple ? Je ne l’ai pas encore vu. Et je ne pense pas qu’on le voie de sitôt, les principes moraux sont passés de mode, le respect des engagements aussi.

Dans une certaine association, de nombreux élus ont rompu l’engagement moral qu’ils avaient pris au moment de leur élection : tel n’apparaît plus, invoquant l’hôpital comme d’autres la fatalité ; tel autre jette aux oubliettes sa promesse de solidarité, sans avoir jamais réellement pris la mesure de sa fonction ; ou encore celui-là pour des raisons certes très valables, démissione de son poste pendant un mois et demi, pour finalement suspendre sa démission le temps de mener les dossiers chauds pour le compte de certains de ses petits camarades, démissionnaires non pas selon les statuts mais de leurs responsabilités.

Que disent les électeurs, donc les adhérents ? Plus fort, plus fort, on entend rien devant !!!

Ah oui, normal … personne ne dit rien. On discute comme si de rien n’était, on s’étripe gentiment sur la nécessité d’avoir un chargé de comm’ ou sur le pliage en A3 ou en A4 de la feuille de choux locale … c’est vrai, la politique, c’est sale, c’est beuuuuark, c’est moche, et ça sert à rien.

Il y a huit mois, je déclarais que j’avais besoin de vacances, que je quittais mon poste, et qu’on verrait plus tard. C’est tout vu.

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