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Sécurité routière, le grand n’importe quoi (suite)

mardi 15 janvier 2008, par machin

En relisant d’un peu plus près le billet de flatfab sur l’accidentologie à Paris, je (re)trouve de quoi me foutre en rogne :
→ impossible de savoir la répartition tués / blessés : “Pour les différentes catégories de victimes, la répartition entre blessés et tués n’a pas été précisée pour l’ensemble de l’année

- Fin décembre / Début janvier, le gouvernement présentait le bilan de la sécurité routière 2007 -
mais il ne sera connu que fin janvier 2008, puisqu’on compte maintenant les morts à 30 jours.

- L’accent est mis sur : la vitesse, l’alcool au volant et la sécurité des motards
→ pourtant en 2006 le nombre de motards victimes d’accidents de la route a diminué, tant en valeur absolue que relative, et même plus fortement que pour les voitures ;
→ à Paris en 2007 (j’ai pas les chiffres nationaux), l’accidentologie moto a diminué en valeur relative (augmentation de l’accidentologie de 8,3% pendant que le parc augmentait de 15%)
→ quant à l’alcool, pas un mot sur ce qui devrait être la règle : 0 gramme pour tout le monde, trop de lobbies sont contre … et ils votent le plus souvent à droite ;
→ pas un mot non plus sur les substances médicamenteuses, et notamment les anti-dépresseurs dont la France est l’un des plus gros consommateurs. L’industrie pharmaceutique est puissante. Et comme le gouvernement ne considère la sécurité routière que sous l’angle amendes / points de permis, il n’est pas question pour lui d’intervenir sur l’(in)formation, puisque de toute façon on ne sait pas mesurer les médicaments, au contraire de l’alcool.

Nawak … comment espèrent-ils que leurs mesures, qu’ils essayent de faire passer avec ces arguments de merde, ne nous mettront pas en colère ?

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