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Quand Sarkozy et Royal étrillaient Bayrou

vendredi 27 avril 2007, par machin

« Créature médiatique », « caricature du cynisme », symbole du « ramollissement des identités politiques » : avant de le courtiser, les candidats PS et UMP avaient durement attaqué le leader centriste durant la campagne.

Depuis le soir du premier tour de la présidentielle, Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal tentent de séduire les 6,6 millions d’électeurs qui ont voté pour François Bayrou, véritables arbitres du 2e tour. Mais jusqu’au scrutin de dimanche, ils avaient dit pis que pendre du candidat centriste et de son projet de briser le clivage droite/gauche. Voici un florilège des attaques lancées par les deux candidats contre François Bayrou.

Nicolas Sarkozy :
- « Je l’ai toujours connu à droite, voici qu’il est maintenant à gauche, j’espère qu’il a demandé l’autorisation à ses électeurs. » (18 avril)
- « C’est la caricature du cynisme et de l’opportunisme. » (12 avril)
- « M. Bayrou est une création essentiellement médiatique. » (27 mars)
- « Le principal, c’est de bien viser. Vous le croyez à droite, il est parti à gauche. Vous le croyez à gauche, il est parti à droite (...) Ce n’est pas comme ça qu’on dirige la cinquième puissance du monde. » (20 mars)
- « On parle de l’élection de la présidence de la République, et ce n’est pas une question de sourire, celui de Mme Royal, ou de tracteur, celui de M. Bayrou. » (18 mars)
- « Sa victoire conduirait à l’immobilisme dans un premier temps, à la crise politique dans un deuxième. » (11 mars)

Ségolène Royal :
- « Il est assis entre deux chaises. Je ne sais pas si vous avez essayé de rester assis entre deux chaises, ce n’est pas très confortable. » (20 avril)
- « Son "ni droite, ni gauche" masque l’immobilisme le plus absolu, le refus de dire clairement quelles sont les solutions qui seront apportées aux problèmes qui se posent au pays. » (27 mars)
- « C’est une forme d’imposture. » (14 mars)
- « Il cherche à brouiller les cartes. » (1er mars)
- « La politique n’a rien à gagner dans le ramollissement des identités politiques. » (26 février)

dans Le Figaro

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