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Politique fiction ? pas si sûr …

dimanche 15 janvier 2006, par machin

Rediffusion de Tout le monde en parle ce soir, avec l’intervention de Brice Hortefeux, proche de Nicolas Sarkozy. Après quelques recherches, je tombe sur ce post, sur Motoscootard, qui évoque la vision à long terme de Nicolas Sarkozy :

’’Alors que le parti socialiste s’échine sur les querelles internes et repousse au prochain congrès la définition d’un programme pour l’échéance de 2007, voilà que les deux principaux leaders de la droite s’affrontent sur la vision à long terme de la société française, que Le Monde résume ainsi :

Le décor du débat à droite n’en est pas moins planté. Sincère ou calculateur, M. de Villepin se pose en défenseur de "l’intérêt général". M. Sarkozy, lui, constate les fractures entre les individus, l’isolement des communautés, l’individualisme qui monte. Il ne cherche pas à contrer ces phénomènes qu’il croit inéluctables. Il se propose de les intégrer dans l’action politique, de les accompagner, avec notamment la promotion de la discrimination positive, et de construire un nouveau modèle. Et quand M. de Villepin voit dans la réhabilitation du travail un moyen de sauvegarder le modèle social, M. Sarkozy en fait un objectif d’épanouissement et de réalisation de l’individu.

Sur la forme aussi, l’approche des deux hommes diverge. M. Sarkozy aime la confrontation. Il n’a pas peur de jouer une catégorie sociale contre une autre. Il n’hésiterait pas devant des réformes radicales. M. de Villepin apparaît plus consensuel, met les formes, cherche à réformer de façon progressive.

Il n’est pas bon pour la démocratie qu’un seul parti monopolise de fait les questions de société, même par abandon des autres. ’’

Je suis convaincu que Sarkozy sera élu, il gère - aujourd’hui - trop bien sa communication pour trébucher, il fait des propositions savamment orchestrées, qui paraissent novatrices (ainsi de faire de la France un régime présidentiel, que demande par exemple Arnaud Montebourg avec sa proposition de VIe république depuis longtemps) et la société française recherche visiblement un homme providentiel capable de la protéger, quitte à ce que ce soit des peurs qu’il aura lui même générées.

Je suis également convaincu que, élu, Nicolas Sarkozy sera un réformateur puissant et efficace, il en est ainsi de tous ceux que la morale n’étouffe pas quand il s’agit de l’opinion qu’ils ont de leur rôle et importance dans l’histoire.

La société française - est-elle la seule ? - vit dans la peur depuis les attentats de Septembre 2001. Traumatisés par les attentats du World Trade Center, puis ceux de Madrid et de Londres, les occidentaux, donc, les français, sont plus que jamais conscients de la vulnérabilité de nos sociétés, d’autant plus que les hommes politiques n’hésitent pas à utiliser l’argument de la peur pour faire passer des lois luttant contre cette vulnérabilité.
Parallèlement, la mondialisation consacre l’instabilité de l’économie nationale, et la crainte quant à l’emploi, et donc au futur.

Nicolas Sarkozy a bien compris ce besoin de sécurisation du peuple, au contraire - notamment - du Parti Socialiste. Peut être pour ne paraître avoir raison trop tôt, il agit essentiellement dans la réaction, proposant des actions pour régler les problèmes posés (crise des banlieues, agressions dans les trains pour les plus récents), plutôt que d’intervenir pour éviter que ces problèmes n’apparaissent.

La France aujourd’hui ne demande pas autre chose. Intervenir a posteriori pour régler les problèmes, voilà à quoi en sont rendus nos hommes politiques : eux qui, par définition, devraient préparer le pays pour les 30 années à venir, qui ont été critiqués dans les années 80/90 pour faire une politique à court terme, ils en sont maintenant rendus à intervenir après l’apparition des problèmes. Désillusion, plus que jamais.

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