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Objection de conscience

dimanche 6 mai 2007, par machin

C’est la première fois de ma vie que je ne retrouve pas, dans une élection, un candidat qui, peu ou prou, me plaise.

Depuis le départ, je savais que je ferais un votre contre Sarkozy. Le tout était de savoir si je voterais pour Royal. Je ne peux m’y résoudre, je refuse de lui donner ma voix. Elle a fait une mauvaise campagne, a été souvent (comme ces dernièrs jours) ridicule. Je ne ferai rien pour augmenter son score et la rendre, ainsi, incontournable au sein du PS et l’opposition dans les mois qui vienne. Ce qu’il adviendra d’elle m’importe peu, j’ai peu de respect pour la femme politique qu’elle est, et sa manière de faire la politique.

Le vote blanc est toujours comptabilisé avec les votes nuls, et les chiffres non communiqués, rendant ainsi impossible toute expression du ni, ni. Il cache ainsi, opportunément, aux politiques toute expression d’un désaccord fondamental avec l’alternative qu’ils nous proposent.

Aujourd’hui, je suis, en conscience, convaincu que ni l’un, ni l’autre des candidats ne mérite ce poste, et même qu’ils y seront mauvais. Chacun pour des raisons qui leur appartiennent. Je ne peux voter ni pour l’un ni pour l’autre.

Aujourd’hui, je ne suis allé ni à la pêche, ni faire un tour de moto. J’ai fait 300 km pour venir dans le petit village où je vote. Je fais le choix de ne pas voter, ou, comme le présente le Cardinal Archevêque de Lyon, le choix de l’objection de conscience :

Faire le choix de l’objection de conscience, c’est encore porter une part de responsabilité et estimer que les deux candidats sont également et gravement inadéquats à cette responsabilité, ce qui est à bien réfléchir.

Mgr Barbarin : "Je dis aux candidats : attention, l’homme est fragile !"

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