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Gattaca, 1984 et moi

mardi 18 septembre 2007, par machin

[à la suite de la question de l’adn]

le jour où j’ai accepté, intimement compris que j’étais homosexuel, c’était en argentine. un pays où, à l’époque, des descentes étaient organisées dans des bars, simplement parce qu’ils étaient fréquentés par des homosexuels, qui terminaient en garde à vue dans les commissariats … et quand on connaissait l’état de la police argentine, il n’y avait rien de plaisant.

ce jour là, j’ai su avec certitude qu’on pouvait encore, dans nos sociétés dites civilisées, mettre quelqu’un en prison juste au motif de sa différence, de la peur qu’il génère inconsciemment.

quelques années plus tard, l’émergence des nouvelles technologies ont rendu possible le fichage généralisé des individus, la possibilité pour une institution de mettre tout un tas d’étiquettes sur les individus, sans qu’on sache ce qui en est fait ensuite, sans contre-pouvoirs clairement établis et réellement puissants.

1984, bienvenue à gattaca ne sont plus de la science fiction, ce sont aujourd’hui, techniquement, des possibilités.
la volonté politique ne semble pas être là (ouf), et l’opinion publique pas prête (re-ouf), quoi que largement indifférente.

si on me demandait aujourd’hui, je répondrais que ce fichage social est une de mes plus grosses peurs. je suis le seul ?

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