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Flexi-sécurité finlandaise

lundi 19 novembre 2007, par machin

Rêvez, il paraît que c’est notre nouveau modèle :

Le secteur hospitalier finlandais se prépare à vivre la pire crise de son histoire. Ce soir, plus de 12 000 infirmières (soit 20 % des syndiquées) démissionneront, si les négociations salariales entre leur syndicat Tehy et la Commission des employeurs communaux n’aboutissent pas
Libération (via Ron)

Et dans le même ordre d’idée, l’analyse de Libération sur la France, pays gréviste :

- 2005 : 1.200.000 jours perdus pour cause de grève, 33.000.000 pour cause de maladie ;
- “Sur la période récente (1990-2005), la France demeure onzième sur dix-huit, avec une conflictualité qui s’est effondrée (0,03 journée de grève par salarié et par an) et demeure toujours inférieure à la moyenne (0,04 journée grevée). Les modèles nordiques – réputés en France pour la qualité du dialogue social qui y régnerait – se situent en tête du classement : le Danemark est premier, la Norvège quatrième et la Finlande septième. Ainsi la « flexsécurité », tant vantée par les dirigeants français, semble caractérisée par un niveau de conflictualité nettement plus important
- “Sur la période plus récente (1990-2005), les conflits localisés représentent 85 % des grèves, pour 14 % de conflits généralisés et seulement 1 % de journées nationales ! La France est treizième sur dix-huit en termes de mobilisation des grévistes. Que pouvons-nous en conclure ? Pays le plus faiblement syndicalisé de l’Union européenne, marqué par un taux de chômage élevé et une hostilité croissante des médias à l’égard des mouvements sociaux, la France n’est pas un pays de grévistes.

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