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Ca balance pas mal à Paris … et ailleurs

jeudi 22 février 2007, par machin

Dans l’Express, Michel Rocard :

J’ai trois raisons de me méfier de lui.
D’abord, ce ministre de l’Intérieur aime, électoralement, que la police se voie. Or la police ne travaille bien que quand on ne la regarde pas ! […] C’est parce qu’il est fait de cette manière que Nicolas Sarkozy a involontairement mis le feu à la banlieue. Je pense que cela se reproduira et qu’il nous mettra le feu partout…
La deuxième raison tient à l’influence diplomatique de la France. […] La France émerge en influence principalement à cause des amitiés que nous avons gardées dans toute l’Afrique et dans le Moyen-Orient. Or, après le ralliement obséquieux de Nicolas Sarkozy à George Bush, il suffirait qu’il soit élu pour détériorer d’un coup toutes ces relations ! L’idée même de son élection fait horreur à la plupart des dirigeants africains et à tous ceux du Moyen-Orient. Sarkozy est un luxe que la France ne pourra pas se permettre, il coûtera trop cher.
Enfin, je ne peux pas supporter un homme qui a tenté de s’opposer au gel du corps électoral de la Nouvelle-Calédonie pour des raisons électoralistes. C’était une parole de la France, engagée depuis plus de quinze ans. Que la France puisse se déshonorer une fois de plus, alors que ce conflit s’est ouvert sur un manquement à la parole donnée...
Voilà pourquoi je suis inquiet devant le risque, important, que Nicolas Sarkozy soit élu, et je mets en garde les Français : cet homme est un danger public.

Dans Courrier International, ces citations du journal O Estado de Sao Paolo :

Sarkozy :

“Un professionnel de la politique cruel, éloquent, démagogue et ironique.”

Ségolène Royal :

elle est entourée de "dirigeants socialistes généralement obèses, avec des têtes de notaires du XIXe siècle", ou encore "de chevaux de course fatigués qui savent tout et ne comprennent rien".

Quant à Bayrou,

[il] fait une entrée remarquée dans la presse internationale. Après le Financial Times qui, la semaine dernière, appelait quasiment à voter pour lui – après avoir lu attentivement les programmes des deux principaux candidats et constaté que l’on y trouvait que "du vieux et du très vieux" –, The Guardian trouve aussi du charme à ce "monsieur Tout-le-Monde qui a encore moins de charisme que le prochain Premier ministre britannique, Gordon Brown".

"Courrez chez votre bookmaker le plus proche", conseille le quotidien de centre gauche, "et pariez immédiatement tout votre argent sur le candidat de l’UDF, car il sera le prochain président de la République française".

Pourquoi tant d’assurance ? "Parce que la moitié du pays déteste Sarkozy et que l’autre moitié doute des capacités présidentielles de Ségolène Royal." Les chances de François Bayrou "sur qui personne n’aurait parié il y a encore quelques semaines" se sont sérieusement améliorées grâce à "la campagne d’autodestruction lancée par les socialistes et leur candidate".

Bah oui. C’est pas bien de me copier sans rien dire :p


[ Edit 20h20]
Et cette info, trouvé sur Le Point mais inaperçue ailleurs :

Trente "talents" socialistes ont, eux, fait défection au profit de François Bayrou, cible mouvante et montante qui inquiète tant à l’UMP qu’au PS.

Regroupés sous le pseudonyme Spartacus, chef des esclaves révoltés contre Rome, ils "revendiquent hautement" dans Libération leur soutien au candidat centriste "et aux idéaux de rassemblement et de redressement qu’il incarne".

"Seul François Bayrou incarne aujourd’hui l’esprit de courage, de responsabilité et de clairvoyance nécessaire pour redresser la situation en France", ajoutent-ils, estimant que le président de l’UDF est le seul à même de battre Nicolas Sarkozy au second tour de la présidentielle.

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