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Anniversaire

lundi 11 septembre 2006, par machin

A lire la littérature - peu abondante à mon avis, de manière surprenante - sur le 11 septembre, je tombe de fil en aiguille sur l’article rédigé par Eolas sur la loi anti-terroriste de novembre 2005.

J’en recommande évidemment la lecture complète, ainsi que les commentaires.

Pour les “neuneus” comme moi, et qui ne voudraient pas tout lire ; et à tous ceux qui répondent à longueur de journée “moi ça ne me gêne pas, je n’ai rien à cacher”, ci dessous la réponse de Eolas à l’ingénu :

l’ingénu

Eolas, pourriez-vous nous expliquer pourquoi un accroissement de la surveillance des citoyens est en soi un problème ?

Bien volontiers, même si je vous avoue que je ne pensais pas cette explication nécessaire.

La surveillance des citoyens est en soi un problème parce qu’elle implique que le problème, ce sont les citoyens. On surveille ceux qui sont dangereux ou qui peuvent, par leur négligence, se mettre en danger. En somme, les délinquants et les enfants. En démocratie, les citoyens ne sont ni l’un ni l’autre.

Ensuite, en tant que citoyen contributeur, je finance cette surveillance. En somme, je paye les barreaux qu’on met autour de moi, fut-ce pour mon bien. Je n’apprécie pas. Et en démocratie, j’ai mon mot à dire.

Ensuite, on met cette surveillance en place et on accroit les moyens de la police pour une bonne raison, puisque même l’opposition est d’accord. Mais cette surveillance et ces moyens existeront encore le jour où des gens moins bien intentionnés arriveront au pouvoir. Paranoia ? Vous imaginez l’usage de cette surveillance qui eut été faite il y a 60 ans ? Vous imaginez si c’est l’autre candidat au second tour qui avait été élu ? La loi, et la Constitution en premier lieu, est là pour protéger nos droits et les mettre hors d’atteinte des tyrans. Pas pour les brader au premier risque d’attentat qui ne ferait jamais que quelques dizaines, au pire quelques centaines de morts. Alors que pour avoir ces libertés, ce sont des milliers qui sont morts.

Eolas

Et je retrouve également, dans les commentaires, la citation de Benjamin Franklin d’origine :

They that can give up essential liberty to obtain a little temporary safety deserve neither liberty nor safety

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